Carnet de voyage
C'est ici que nous avons partagé quotidiennement le résumé de nos étapes.
Les paysages traversés, la forme du moment, les belles rencontres,
nous vous y avons raconté tout ce qui pouvait l'être avec des mots,
pour le reste il y a les photos dans la galerie !
ÉTAPE 1 - Vendredi 6 juin
Il y a des journées que l'on ne voit pas passer, ce sont souvent celles qui sont bien occupées, et pour nous ce vendredi en fait clairement partie.
8h30 : 25 marcheurs d'Oxygène 32 et de l'Association de Jumelage Auch Calatayud se sont retrouvés sur le parvis de la Cathédrale Sainte-Marie, et à 9h pétantes, après un café et quelques viennoiseries offertes par la Ville d'Auch, ils partaient sur la première étape de notre périple, Auch/Montesquiou. Chacun son objectif, la moitié d'entre eux se sont arrêtés au Bois d'Auch, après 7km bien vallonnés, tandis que les autres ont rejoint Montesquiou sur un rythme endiablé, au final 6h30 pour avaler les 33km et 700m de dénivelé positif.
11h : "Auch Calatayud 2025", ce n'est pas que du sport, et parmi les rencontres "à impact" prévues au programme, nous avions demandé à rencontrer les responsables du projet de Parc Naturel Régional de l'Astarac. Ce territoire est aux portes d'Auch, nous le traversons sur les 2 premières étapes et nous voulions en savoir plus sur ce projet. C'est Gaëlle Rainsard, directrice du projet, qui nous a fait l'honneur de venir sur Auch nous rencontrer, et notre engagement étant de partager avec vous ce que nous avons appris, nous le ferons très prochainement.
17h : L'arche est en place, le couloir de départ défini, les participants commencent à affluer, les curieux aussi, et ça monte en puissance avec l'arrivée de la batucada Drum Arrangé qui met le feu au parvis, en alternance avec notre speaker de choc Luc Lenaerts. Des acteurs du projet prennent la parole pendant que les coureurs se préparent au départ, et l'émotion est au rendez-vous, car ce moment c'est l'aboutissement de mois de travail et une implication XXL de l'équipe organisatrice saluée par les représentants de la Ville d'Auch, de l'AJAC et de nos partenaires.
18h : Dans une ambiance de folie, les coureurs s'élancent vers la rue Espagne, ça plaisante dès les premières foulées, on est bien sur une sortie Oxygène 32, pas de doute. Direction le Bois d'Auch, puis Barran, L'Isle de Noé et enfin, de nuit, l'arrivée à Montesquiou. Là aussi chacun avait un objectif, atteint pour tout le monde, et dans l'état d'esprit inusable des oxygénés. Retour sur Auch, les jambes sont lourdes mais les pensées déjà tournées vers la deuxième étape qui nous amènera dès demain à Auriebat.
Les plus belles photos seront publiées demain dans notre galerie, idem pour la mise en route de notre jauge solidaire, en attendant voici des articles sympathiques à consulter :
SPORT : Auch-Calatayud en 15 jours… et en courant
De la Gascogne à l’Aragon : un périple de 480 km entre Auch et Calatayud pour célébrer 16 ans de jumelage - Hit FM Radio - L'esprit Sud Ouest !
ÉTAPE 2 - Samedi 7 juin
Elle est arrivée sacrément vite cette 2e étape, la nuit a été courte pour les coureurs rentrés sur Auch un peu avant minuit et au rendez-vous de Montesquiou ce matin à 10h.
Mais qu'importe, aujourd'hui ce sont 8 marcheurs et 8 coureurs qui se sont élancés, les uns après les autres, sur cette portion entre Montesquiou et Auriebat déjà plus "nature" que la veille, moins de bitume et plus de sentiers, et ça fait du bien. Pouylebon, Saint-Christaud, Monlezun et Marciac auront promené nos participants du jour en passant notamment la frontière symbolique du Gers et des Hautes-Pyrénées, un premier cap topographique.
Le spot du jour : un beau cerisier en contrebas de Monlezun, qui a régalé les coureurs mais un peu moins les marcheurs, arrivés un peu plus (trop) tard au même endroit. Même punition pour tout le monde puisque juste après ce bel arbre, une côte particulièrement sèche d'1km nous attendait. Et aucune rancœur des marcheurs, qui sont rentrés avec de belles poches remplies de girolles, de quoi oublier "le temps des cerises".
Des kilomètres enfilés comme des perles entre hier et aujourd'hui, pour le plus grand bien de notre jauge solidaire !
ÉTAPE 3 - Dimanche 8 juin
C'est le véritable départ de la cité auscitaine, puisqu'à la fin des deux premières étapes nous étions rentrés sur Auch pour récupérer. Ce matin nous avons donc pris la direction du village d'Auriébat, pour y prendre le départ vers Tarasteix.
Après les profils vallonnés d'Auch/Montesquiou/Auriébat, place au "plat", avec très peu de dénivelé sur les 18 premiers kilomètres du jour, pas mal de bitume, en passant notamment par Maubourguet. Ensuite les choses se sont légèrement corsées pour la deuxième moitié de l'étape, mais sur des pistes et singles assez agréables pour faire oublier les plus de 400m de dénivelé au menu du jour.
Au final 36km de plus pour la délégation Oxygène 32 sous une météo clémente, et une jauge solidaire qui approche furieusement les 2000km cumulés, un seuil sans doute atteint dès demain soir !
ÉTAPE 4 - Lundi 9 juin
Aujourd'hui, c'était Tarasteix-Lourdes, la dernière étape avant d'attaquer "la montagne". Comme hier, le parcours présentait 2 parties : la première tout en sous-bois, sur des sentiers et pistes forestières souples, quelques "bosses" à passer mais rien de bien méchant. Derrière en revanche, l'ombre a laissé place au soleil sur des portions découvertes jusqu'à l'arrivée sur Lourdes, un bon préparatif au climat espagnol qui nous attend dans quelques jours.
Pas de spot aujourd'hui, mais un moment : celui où 4 aventuriers d'Auch-Calatayud ont dû prendre le chemin du retour, notamment Benoît, père du projet (mais pas que). Après à peine 4 étapes, l'au revoir a été chargé en émotions, et la promesse solennelle lui a été faite de poursuivre le périple avec une intensité équivalente à son engagement dans l'organisation du voyage, jusqu'à son retour à nos côtés pour la dernière étape du 20 juin.
La jauge est à jour, les 2000km ont été dépassés au bout de 4 jours, mais ne crions pas victoire, car nous serons moins nombreux sur les sentiers dans les prochains jours, et il faudra rester focus sur notre objectif de 4000km.
ÉTAPE 5 - Mardi 10 juin
La voilà, la première étape de montagne de notre périple : Lourdes => Cauterets, 34,5km et quasi 1200m de dénivelé positif ! On aime pas, on ADORE !
De Lourdes à Pierrefitte-Nestalas, la voie verte était relativement plate et bitumée, de quoi lancer les jambes des coureurs du jour (pendant qu'une partie de l'équipe partait à la découverte du tiers-lieu éco-responsable Le Lien Pyrénées à Ibos, une de nos rencontres "à impact" dont vous saurez tout prochainement).
Après une pause à Pierrefitte, direction Cauterets où la pause pique-nique a permis de recharger les batteries avant d'attaquer la montée vers le Pont d'Espagne par le magnifique Sentier des Cascades (rendez-vous dans la Galerie).
Demain c'est le grand jour, celui du passage côté espagnol par le Port de Marcadau, dont on ne sait pas encore s'il sera praticable au regard de l'enneigement, donc rendez-vous demain soir (ou sur notre page Facebook au fil de notre ascension) pour savoir si la "bascule" a été possible !
ÉTAPE 6 - Mercredi 11 juin
C'était l'étape de la bascule, celle qui nous amenait en Espagne via le Port du Marcadau, mais nous resterons sur notre faim, car l'accès était trop enneigé pour y accéder en toute sécurité. L'équipe du jour s'est donc arrêtée à 2km du Port et a fait demi-tour pour regagner le Pont d'Espagne puis passer la frontière par la route. Le choix de la raison mais pas celui du cœur.
22km et 750m de dénivelé positif à bonne allure auront quand même ponctué cette 6e étape, avec une vallée du Marcadau somptueuse. La fonte des neiges alimente son gave d'une eau translucide qui laisse rêveur, mais on n'y laisse pas les pieds trop longtemps. Des portions boisées, d'autres à découvert permettant de contempler les sommets, ce coin est magique.
Voilà de quoi faire avancer (pas autant que prévu, mais quand même) notre jauge solidaire à 2429km, il nous reste 9 étapes pour parcourir 1571km, et cet objectif est dans toutes les têtes.
ÉTAPE 7 - Jeudi 12 juin
Chaque soir, l'équipe d'"Auch Calatayud 2025" se penche sur l'étape du lendemain. Quelle météo, qui court, combien de temps, à quels endroits les coureurs sont ravitaillés, rien n'échappe à cette préparation indispensable.
Hier soir, encore agacés de ne pas avoir atteint le Port de Marcadau côté français, nous avons décidé de faire 2 groupes sur cette 7e étape : une première qui ferait l'étape prévue (trio Jojo/Nono/Fred) et une autre qui tenterait d'atteindre le Port de Marcadau par le versant espagnol (duo Marc/Manu).
La première équipe s'est régalée, 36km pour quasi 1300m de dénivelé positif avec des singles en sous-bois (qui n'étaient pas sans rappeler la Petite Amazonie des Baronnies) puis des parties plus exposées sur lesquelles la température a monté de quelques degrés pour challenger nos 3 artistes (qui ont été obligés de faire trempette nus dans un ruisseau à 4km de l'arrivée).
La deuxième s'est aussi éclatée, la montée des Baños de Panticosa vers le Port de Marcadau par le lac Ibon Alto de Bachimaña est une pure merveille, exigeante mais spectaculaire. Au final 26,5km et quasi 1200m de dénivelé positif pour nos 2 revanchards, sans parvenir à atteindre le Port du fait de la neige encore bien présente sur les 2 derniers kilomètres.
Même s'il est resté inaccessible à 2 reprises, le Port de Marcadau ne nous aura coûté que 3km sur l'ensemble du périple, et nous comptons bien les récupérer d'une manière ou d'une autre !
A demain pour un nouveau récit !
ÉTAPE 8 - Vendredi 13 juin
On pourrait se dire qu'en quittant la montagne, on va trouver la chaleur en s'affranchissant du dénivelé. Oui, mais c'était sans compter cette étape "intermédiaire" Isun de Basa => Nocito, 37km et 1400m de dénivelé positif avec déjà la chaleur qui commence à peser sur les organismes. Le moindre point d'eau est une bénédiction dans ce Parque Natural de la Sierra y Cañones de Guara.
A sa manière, cet espace naturel protégé est aussi spectaculaire que les dernières étapes, mais avec un paysage bien différent et une végétation beaucoup plus "garrigue". Le sol est sec et caillouteux, et les parties boisées ne sont plus aussi protectrices et humides que les jours précédents, les ravitaillements des copains deviennent essentiels (mais pas toujours possibles dans ce milieu très sauvage).
Le fait du jour => immersion dans la faune locale avec :
- un troupeau XXL de brebis en balade sur la voie rapide en partant du gîte (circulation arrêtée, chanson entonnée dans le minibus "Et je cooonduis mooon troupeau oh oh...")
- une rencontre furtive avec des cerfs dans le parc naturel (stupéfaction des deux côtés)
- un troupeau XS de vaches croisé en Trafic (beaucoup plus banal)
L'orage gronde désormais au-dessus de notre gîte du soir à Fontellas, il est temps de récupérer pour se relancer demain !
ÉTAPE 9 - Samedi 14 juin
Aujourd'hui c'était la traversée du Parque Natural de Sierra y Cañones de Guara (hier nous étions en réalité à ses portes).
Le matin, le groupe de coureurs a commencé par parcourir les 23km séparant Nocito de San Julian de Banza, où la pause pique-nique a fait le plus grand bien. Avec un départ à 8h45 de Nocito, la chaleur est très vite arrivée, et sur cette portion en totale autonomie (aucun chemin d'accès pour nos ravitailleurs), il a fallu composer, prier pour des segments ombragés et profiter de chaque ruisseau traversé (mais cette fois nous n'en avons pas croisé beaucoup).
Il restait ensuite à gagner Huesca, sous un soleil de plomb et sur un sentier exposé qui a fait son effet sur le trio de l'après-midi Jojo/Nono/Fred. Mais rien de pouvait les empêcher de finir cette étape, et c'est à grandes enjambées qu'ils sont entrés dans Huesca.
Comme nous restons très vigilants aux températures et à l'équilibre entre les étapes restantes, il est possible que vous trouviez des différences au fil des jours à venir (changements de villes de départ/arrivée), c'est normal !
ÉTAPE 10 - Dimanche 15 juin
Ce matin nos coureurs ont attaqué la portion Huesca/Saragosse, une partie du parcours redoutée. Pas pour son dénivelé (quasi inexistant), ni pour la chaleur (car parfois les choses sont bien faite, l'orage de cette nuit a fait "chuter" la température, nous avons eu entre 25 et 30 degrés), mais pour sa monotonie.
Nous sommes bien sur un GR, mais qui dans cette région est constitué de pistes longeant souvent de près l'autoroute et/ou la ligne ferroviaire. Rien d'enthousiasmant pour les participants mais surtout un choc pour les rétines en sortant du Parque Natural de Sierra y Cañones de Guara.
Qu'importe, 5 coureurs étaient engagés sur la journée et sont arrivés à bon port, accompagnés sur les derniers kilomètres par Philippe et Cricri venus rapatrier une partie de l'équipe (et ça fait du bien de voir quelques visages made in Gers venir nous soutenir).
ÉTAPE 11 - Lundi 16 juin
Aujourd'hui avait lieu l'arrivée à Zaragoza (Saragosse), en plein coeur de la ville, sur la Plaza de Nuestra Señora del Pilar (sur laquelle donne également notre nouveau QG pour 3 nuits) !
Mais avant ça, une étape exigeante : de la piste, beaucoup de piste, à longer pendant des kilomètres en bord de voie ferrée et/ou route, sous un soleil accablant et moins de vent que les jours précédents. Seules quelques fulgurances de Dame Nature (notamment la traversée du fleuve Gallego aux portes de Zuera) nous rappelaient aux formidables paysages traversés au-dessus de Huesca. Il a fallu "verrouiller" pour avancer, ce qu'on fait nos deux champions Noël et Johan (43km), soutenus sur des portions par Marc (14km) et Manu (22km).
Notre jauge solidaire est désormais à 3252km, elle avance doucement mais sûrement, et à cette heure nous avons l'immense plaisir de pouvoir compter sur des renforts oxygénés de choix pour la dernière étape, qui s'annonce décisive. Benoît, Jérôme, Philippe F, Damien et Philippe M rejoindront l'équipe actuelle pour casser la tirelire d'Axa Atout Cœur.
ÉTAPE 12 - Mardi 17 juin
Ce matin départ "à la fraîche", à 7h30 sur la grande et magnifique place au pied de notre logement. Le côté "frais" n'a pas duré. Après une dizaine de kilomètres à travers Saragosse (dont un passage dans le Parque Grande, un coin vert bien agréable), nous nous sommes vite retrouvés dans les collines au sud de la ville, le début d'un parcours aride de 15km, sur une piste caillouteuse toute en bosses.
Les immenses éoliennes de ce secteur furent notre seule compagnie, et le gage d'un vent léger salvateur, la température ayant vite atteint les 30 degrés et le soleil faisant le reste. Nulle ombre si ce n'est celle d'un petit pin en bord de chemin vers la fin de cette portion, car la végétation se résumait à de bas fourrés et des champs de blé roussis. Après un ravitaillement ombragé au 25e kilomètre (et un mercato bien huilé Manu => Marc), le trio de coureurs est reparti pour atteindre La Muela.
L'étape de demain s'annonce encore chaude, plus "plate", avec donc l'espoir de la plier plus vite que celle d'aujourd'hui.
L'équipe a du mal à réaliser qu'il ne reste que 3 étapes avant de passer les portes de Calatayud, les jours filent à toute allure, et quand bien même la fin de l'aventure est redoutée, elle est aussi synonyme de retrouvailles, celles avec nos amis oxygénés qui nous rejoignent jeudi soir, celles avec les membres de l'AJAC et de l'AHERCA à partir de vendredi, et bien sûr celles avec nos familles*.
*Spéciale dédicace à Emma et Anna qui manquent énormément à leur papa, comme leur maman
ÉTAPE 13 - Mercredi 18 juin
Départ ce matin vers 7h30 pour les 4 coureurs du jour, avec Sabine/Patricia/Pascal à la logistique + un peu de marche. Cela reste une heure tardive, les 32km et 270m de D+ du jour ont été avalés en 4h et des brouettes (pauses comprises) sous un soleil de plomb et une trentaine de degrés en permanence (35 à l'arrivée).
Aussi arides soient-ils, les paysages restent magnifiques et dignes des plus grands westerns, les chemins empruntés sur la matinée (60% du parcours) étaient larges et roulants, ce qui nous a permis d'avancer à bonne allure sur les 24 premiers kilomètres. Les 8 derniers étaient moins glamours, 100% bitume et de grandes lignes droites grimpant progressivement vers notre destination du jour (visible en permanence au regard du relief). Heureusement, de part et d'autre de la route, des oliviers, cerisiers et citronniers à perte de vue nous apportèrent un peu de réconfort visuel (et même gustatif pour certains).
Demain une étape plus courte nous attend dans la Sierra de Algairén, puis "la ultima", une J15 pleine de promesses.
ÉTAPE 14 - Jeudi 19 juin
Après des étapes considérées comme "plates", il était temps de renouer avec le relief, et ce que nous a permis cette portion entre Almonacid de la Sierra et Tobed.
15km de pistes et sentiers avec 700m de D+ dans une Sierra asséchée, voilà une belle mise en bouche avant la dernière étape Tobed/Calatayud qui promet des paysages similaires et une exposition sans pitié pour les coureurs assez fous pour s'y élancer ("Courez, pauvres fous !" aurait dit Gandalf le Gris).
Notre jauge solidaire a avancé, nous y avons mis toute notre volonté (certains y ont même laissé des orteils), mais demain les 4000km ne seront peut-être pas atteints. C'est pourquoi l'équipe Oxygène 32 réfléchit déjà une "J16" sur Calatayud dans le week-end, car il reste inconcevable de rentrer dans le Gers sans avoir tenu notre objectif.
A la veille de notre arrivée à Calatayud, nous tenons à remercier tous nos soutiens, ceux qui nous encouragent sur les réseaux (Facebook, WhatsApp), ceux qui nous écrivent des messages pour prendre des nouvelles, ceux que nous avons au téléphone : vous êtes notre énergie, et sans elle nous n'en serions pas là.
A demain, pour le dernier récit de cette incroyable aventure.
Manu
ÉTAPE 15 - Vendredi 20 juin
La dernière, celle de l'entrée dans Calatayud, destination finale de notre périple. Elle ne pouvait qu'être spéciale, avec notamment le retour de plusieurs oxygénés dans l'équipe, Benoît notamment, mais aussi la participation exceptionnelle de Philippe Marcellin, Conseiller Municipal Auscitain Délégué au Jumelage (entre autres) et fidèle soutien du projet depuis sa genèse.
C'est ainsi qu'en début de matinée, au départ du petit village de Tobed, l'équipe de coureurs (Benoît, Johan, Noël, Manu, Marc, Jérôme, Damien, Philippe F et Philippe M) s'élança le long des champs de cerisiers dans l'ascension de la Sierra de Algairén, avec l'appui toujours aussi précieux de l'équipe logistique (Sabine, Patrica, Cricri et Pascal).
Les 25 premiers kilomètres furent sans pitié : 12 bons kilomètres de montée dans la Sierra, le premier point d'eau au 15e, et ensuite une descente technique sur pistes et sentiers pour rejoindre le premier ravitaillement. La chaleur s'est allègrement mêlée de la fin de cette portion.
La suite continua sur piste, mais en longeant l'autoroute menant à Calatayud, et sur les derniers kilomètres c'est sur le bord de la route entrant dans la cité que nous finîmes. Un détail, même pour les amoureux de sentiers qui composaient l'équipe, car arrivés à ce stade, nous étions tous dans nos pensées. Nous pensions au rendez-vous que l'AHERCA et l'AJAC (associations espagnole et française du jumelage) nous avaient donné à la Rotonda del Hermanamiento (rond-point du jumelage), nous pensions à tout ce que nous avions traversé depuis le 6 juin, nous pensions au privilège d'entrer dans Calatayud en tant que représentants de la Ville d'Auch et d'Oxygène 32.
Une dernière bosse, et tout à coup un attroupement à proximité d'un rond-point, il était temps. Temps d'allumer ces fumigènes bleus préparés par Benoît et initialement prévus pour marquer notre passage de la frontière au Port de Marcadau, temps d'entrer avec panache dans Calatayud et d'honorer toute l'organisation de ce périple ainsi que l'accueil qui nous était réservé.
Après des échanges et photos avec l'AHERCA et l'AJAC, malgré la chaleur et les 31km pesant sur les organismes, il fallait aller plus loin, nous en avions ENVIE et BESOIN. Direction le panneau d'entrée dans la ville, puis encore un dernier kilomètre pour atteindre le rond-point sur lequel La Dolores, figure emblématique de la cité, nous attendait. C'est à cet endroit, à cet instant, une fois le genou ployé face à la Dame de Calatayud, que l'équipe sut qu'elle était arrivée au terme de son voyage.
Au terme du voyage, mais pas de notre engagement sur différent volets, et nous partagerons prochainement (sur notre page Facebook et sur ce site) notre rencontre relative au Projet de Parc Naturel Régional de l'Astarac ou encore celle avec le tiers-lieu éco-responsable Le Lien. La découverte de Calatayud tout au long du week-end fut également enrichissante et il nous reste une multitude d'expériences à partager avec vous au fil de l'été.
Voilà, il est temps de poser la plume, en espérant que ces récits quotidiens (illustrés par notre galerie de photos) vous auront permis de vivre un peu de notre aventure, car certaines expériences sont faites pour être partagées, et Auch Calatayud 2025 en fait indéniablement partie.
Les oxygénés sont de nouveau réunis sur Auch, leur ville de cœur, ils sont souvent vêtus de bleu, mais désormais ne vous étonnez pas d'en croiser en rouge et jaune, la tête tournée vers le sud, le regard transperçant les Pyrénées, traversant les sierras verdoyantes et plaines arides de l'Aragon, les yeux dans ceux...de La Dolores de Calatayud.